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Jean-Marc Beaumier, directeur de la cité de la Voile et Michel Scarpellini, président du musée de l’escadrille des sous-marins de l’Atlantique sont aux petits soins du sous-marin Flore. (Le Télégramme/Yann Le Scornet)

 

Même à sec, un sous-marin ça s’entretient. « Il y a les embruns. La pluie. Les pigeons. À la longue, tout cela abîme la coque. Et au final, ça peut la trouer. Aussi, tous les cinq-six ans, le sous-marin Flore a droit à une bonne couche de peinture », lance Michel Scarpellini, ancien sous-marinier et président du musée de l’escadrille des sous-marins de l’Atlantique. Un titre qui lui vaut d’être aujourd’hui responsable du Flore, l’une des pièces maîtresses de la cité de la voile de Lorient (*).

 

800 tonnes sur la balance

Entré en service en 1964, le sous-marin Flore, 800 tonnes sur la balance, a été retiré du service en 1989, juste au moment de la chute du mur de Berlin. « C’était un bâtiment de la guerre froide. Il était régulièrement engagé dans les manœuvres organisées par l’Otan. Il avait aussi et surtout pour mission d’observer et de surveiller ce qui se passait à l’Est… », se souvient Michel Scarpellini, qui a servi à bord. « Le sous-marin s’est retrouvé sur le terre-plein de la base de Lorient juste au moment de sa fermeture, en 1997. Sur place, il n’y avait plus aucun engin de levage pour le remettre à l’eau. Treize ans plus tard, nous l’avons ouvert au public car il nous paraissait judicieux d’évoquer les 50 années de présence de la Marine française à Lorient, abstraction faite de la période 39-45 ». Chaque année, la Flore reçoit la visite de 80 000 personnes

La situation n’est pas dramatique mais

Mais les ennemis de la Flore ce sont principalement le temps et les intempéries. « Notre plus grande inquiétude, toutes proportions gardées, concerne la coque extérieure, côté ballasts et réservoirs à gas-oil. Le risque, c’est qu’elle finit par être percée par la corrosion », explique Jean-Marc Beaumier, directeur de la cité de la voile. Afin d’avoir une photographie exacte de la situation, une expertise a été commandée, en 2020, par Lorient Agglomération. « Le diagnostic est tout sauf dramatique, mais il met en évidence la nécessité d’intervenir sans trop attendre ».

À Lorient, les travaux s’effectueront sur place. Reste deux questions de taille. Qui paiera la facture ? Et à combien s’élèvera son montant ? « À la première interrogation, je dirais Lorient agglomération. Et à la seconde, j’en ai aucune idée. Ce que je sais, c’est qu’à Saint-Nazaire, pour l’Espadon, elle était de 1,30 M€ », confie Michel Scarpellini.« On le saura exactement, seulement le jour où un devis aura été demandé. Ce qui n’est pas le cas pour le moment », tempère Jean-Marc Beaumier.

(*) Le bâtiment appartient à la Marine nationale française. Il est mis à disposition de Lorient Agglomération qui en a donné la gestion à la Sellor. La société en charge des équipements touristiques du territoire lorientais a, elle, confié l’entretien du sous-marin au musée de l’escadrille des sous-marins de l’Atlantique.

Tag(s) : #INFORMATIONS
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