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Trois militaires français tués au Mali lors d’une opération
Qui sont les trois soldats français de l’opération Barkhane tués au Mali ?

Trois militaires de la force française antiterroriste Barkhane ont été tués lundi 28 décembre, au Mali, par un engin explosif. Au total, 53 soldats français sont morts depuis 2013 au Sahel.

Le bilan est lourd. Trois soldats français de l’opération antiterroriste Barkhane ont perdu la vie, lundi 28 décembre, au Mali. Les trois hommes du 1er régiment de chasseur de Thierville-sur-Meuse ont été tués à bord de leur véhicule blindé léger par un engin explosif improvisé alors qu’ils rentraient d’une mission de ravitaillement dans le centre du pays, près de Hombori. Ils faisaient tous partis du groupement tactique désert Lamy.

Tanerii Mauri, 29 ans, brigadier-chef

Le Mali était sa troisième opération extérieure. À 29 ans, le brigadier-chef Tanerii Mauri avait été déployé aux Émirats Arabes Unis au sein de l’escadron de blindé du 5e régiment de cuirassiers en 2017, puis en Côté d’Ivoire d’octobre 2018 à février 2019, en tant que pilote de véhicule blindé léger. Avant cela, Tanerii Mauri a été engagé dans l’opération Sentinelle, en 2016, sur le territoire français.

Originaire de Tahiti, le brigadier-chef Tanerii Marui est né à Papeete le 26 mai 1992. Engagé en août 2011 au sein du régiment d’infanterie de marine du Pacifique-Polynésie, il demande par la suite son affectation au 1er régiment de chasseurs de Thierville, auquel il appartenait encore. « Particulièrement motivé par le métier des armes, il démontre d’emblée d’excellentes aptitudes et un comportement remarquable », écrit l’Armée de terre dans son communiqué.

Le brigadier-chef, célibataire et sans enfant, a été projeté au Mali le 15 novembre dernier dans le cadre de l’opération Barkhane en tant qu’adjoint de patrouille. Il a été tué lundi 28 décembre 2020.

Quentin Pauchet, 21 ans, chasseur 1re classe

Barkhane était sa première opération extérieure. Quentin Pauchet, né le 16 mai 1999 à Doullens, dans la Somme, a accompli toute sa carrière au sein du 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse qu’il a intégré le 2 octobre 2018. Le chasseur 1re classe « fait preuve d’emblée d’un très fort potentiel, selon l’Armée de terre dans son communiqué. Toujours motivé, il réussit brillamment sa formation générale élémentaire et cherche en permanence à se surpasser ». Le 15 juillet 2019, il accède au poste de pilote de blindé. Le chasseur 1re classe Quentin Pauchet, célibataire et sans enfant, est projeté au Mali le 24 novembre 2020. Il a été tué un mois après, le 28 décembre, lors d’une opération.

Dorian Issakhanian, 23 ans, chasseur 1re classe

Pour lui aussi, Barkhane était sa première opération extérieure. Dorian Issakhanian a un parcours presque similaire à celui de son collègue Quentin Pauchet.

Né le 3 avril 1997 à Périgueux, en Dordogne, il est engagé au sein du 1re régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse en décembre 2018. Affecté au 2e escadron comme tireur blindé, il est élevé à la distinction de chasseur de 1re classe en juin 2019. « Il s’est immédiatement distingué par sa combativité et son excellent état d’esprit lors de sa formation générale initiale », détaille l’Armée de terre dans un communiqué. « Enthousiaste et toujours volontaire », il est projeté au Mali le 15 novembre 2020 dans le cadre de l’opération antiterroriste Barkhane en tant que tireur anti-char. Le chasseur 1re classe Dorian Issakhanian était célibataire et sans enfant.

Les trois décès de ce lundi portent à 53 le nombre de soldats tués au Sahel depuis 2013, date du lancement de l’intervention militaire au Mali pour y détruire les groupes armés terroristes. Dix ont été tués au cours de l’année 2020.

Ouest France

Tag(s) : #trois soldats français tués au Mali ?
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