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DCNS Lorient. La nouvelle frégate surfe sur la vague numérique

Elle s'appelle Belh@rra. Comme cette vague géante, unique en Europe. La nouvelle frégate furtive, dévoilée par le chantier lorientais de DCNS lors du salon international de la défense navale Euronaval à Paris, embarque des technologies impressionnantes.

Révolution dans la navale militaire

La frégate du futur est déjà là. À l'occasion du salon international de la défense navale Euronaval 2016 à Paris, DCNS a levé le voile sur Belh@arra. Cette nouvelle frégate, dite intermédiaire (121 mètres, 4250 tonnes pour sa version française), révolutionne à sa manière le monde de la navale militaire.

Pur produit de l'ingénierie DCNS, elle s'inscrit dans la droite ligne des frégates multimission (programme Fremm) dont deux unités, l'Auvergne et la Bretagne sont en cours de finition ou d'essais à Lorient.

L'appellation de cette nouvelle frégate, dont cinq exemplaires équiperont (entre 2023 et 2029) la Marine nationale, ne doit rien au hasard. C'est le petit nom de la plus grande vague d'Europe. Elle fait le bonheur des surfeurs du Pays basque. « L'appellation a fait l'unanimité, confirmait hier Hervé Guillou, PDG de DCNS. Pour sa puissance, sa fluidité. »

Lire aussi : La Bretagne, la frégate furtive de DCNS, est parée à la mise à flot à Lorient

Taillée pour l'export

La nouvelle frégate DCNS déferle sur un marché qui pourrait être très porteur. « Nous pensons en effet qu'elle est promise à un bel avenir ». Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ne s'en est pas caché. Cette frégate doit aussi gagner la bataille de l'export.

Pour emporter la mise, la frégate Belh@arra a de quoi séduire les marines les plus exigeantes. Si sa silhouette rappelle à l'évidence celle de ses aînées, le nouveau « bébé » de DCNS est un condensé de technologies numériques. « L'intégration des systèmes de combat est notre coeur de métier », rappelle Laurent Moser, directeur de DCNS-Lorient. C'est aussi une compétence lorientaise.

« Avec ce nouveau programme nous passons un cap. Nous savons construire plus vite aujourd'hui avec des gains de temps de 15 à 25 %, ce qui autorise un accès plus aisé aux marchés internationaux ».

Lire aussi : Selon les dirigeants de DCNS, le chantier naval de Lorient a " dix ans de visibilité "

Guerre des étoiles... en mer

L'expertise et la performance industrielles sont là. Mais ce qui impressionne, c'est ce poste de commandement qui ressemble plus à celui d'un vaisseau spatial, tout droit sorti d'une guerre des étoiles qui se déroulerait sur les mers du globe.

Partout, des écrans tactiles, de la vidéo, de la 3D, de la réalité augmentée, des commandes qui répondent au doigt et à l'oeil et en temps réel. On citera furtivement les programmes de combat Setis, I4-drones ou Setis Innovation dont la démonstration laisse sans voix. Pas la nouvelle génération d'opérateurs pour lesquels ces systèmes intuitifs et interconnectés ont été imaginés. « Ils sont là pour les aider à la décision selon les scénarios de combat ».

Prêt pour les cyber-attaques

Les cyber-attaques ne se limitant pas au domaine terrestre, la Belh@arra, comme tous les nouveaux navires de surface, doit faire face à de nouvelles problématiques. « La nature des combats et des menaces qui pèsent sur notre sécurité a changé, évolué, estime Bruno Selosse, expert systèmes de DCNS. Il faut donc que notre intelligence artificielle embarquée permette de résister aux cyber-attaques pour minimiser leur impact ». L'époque du « Messieurs les Anglais, tirez les premiers » est bel et bien révolue...

Découvrez tout notre dossier sur DCNS

Ouest France

 

 

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