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Sous-marins. DCNS décroche le "contrat du siècle"

Face à ses concurrents japonais et allemand, DCNS a remporté un mégacontrat estimé à 34 milliards d'euros en vue de la construction de la prochaine génération de sous-marins australiens.

"L'offre française présentait les meilleures capacités pour répondre aux besoins uniques de l'Australie", a indiqué Malcolm Turnbull, le Premier ministre australien. "C'est un grand jour pour notre Marine, un grand jour pour l'économie australienne du XXIe siècle, un grand jour pour l'avenir de l'emploi", a-t-il ajouté à Adelaïde, où les sous-marins seront construits. "Ce nouveau succès sera créateur d'emplois et de développement en France comme en Australie", a, de son côté, assuré l'Elysée.

A découvrir aussi Toute l'actualité maritime avec Mer et Marine 12 sous-marins Ce contrat - le «contrat naval du siècle», selon "Mer et Marine" - à 50 milliards de dollars australiens (34,5 milliards d'euros) est la plus importante commande militaire passée par l'Australie. Il porte sur 12 sous-marins océaniques qui devront remplacer les sous-marins actuels de la classe Collins fonctionnant au diesel et à l'électricité. A lire aussi Le Drian. "Des milliers d'emplois pour la France"

"La France qui avance, la France qui gagne" "La France est reconnaissante de la confiance que lui témoigne l'Australie et fière de l'excellence technologique dont ses entreprises ont su faire preuve dans cette compétition de haut niveau", a précisé l'Elysée dans un communiqué. "Magnifique succès pour DCNS et notre industrie; fierté pour nos ingénieurs, techniciens et ouvriers. Coup de chapeau au partenariat franco-australien.

La France qui avance, la France qui gagne", a, de son côté, écrit sur Twitter Manuel Valls. Contrat des sous-marins australiens: coup de chapeau au partenariat franco-australien.

La France qui avance, la France qui gagne. 2/2 — Manuel Valls (@manuelvalls) 26 avril 2016

Le groupe français était en concurrence avec l'allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) et un consortium emmené par Mitsubishi Heavy Industries et soutenu par le gouvernement japonais. DCNS proposait une version à propulsion classique de son Barracuda, quand ThyssenKrupp défendait Type 216 et le Japon, le Soryu.

Place aux négociations exclusives Sur France Info, Vincent Groizeleau, rédacteur en chef de "Mer et Marine", a tout de même fait remarquer que "le contrat n'est pas encore signé". "DCNS est sorti vainqueur d'une compétition qui a été très ardue face aux Allemands et aux Japonais. Maintenant, il y a des négociations exclusives qui sont engagées avec les industriels français pour aboutir au contrat ferme. Donc, c'est là qu'il faudra sortir les bouteilles de champagne et ça, c'est prévu l'année prochaine".

Cherbourg et Nantes-Indret impliqués Les sites français de DCNS, à commencer par Cherbourg et Nantes-Indret, seront largement impliqués par ce programme géant, non seulement en termes d’études, mais aussi de réalisation et de livraison d’équipements. "Ce sera aussi le cas de fournisseurs étrangers, en particulier américains, les Etats-Unis étant appelés à livrer le système de combat et l’armement", indique "Mer et Marine".

© Le Télégramme -

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